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Haïti : Division au sein du SPNH-17, Abelson Gros Nègre jette l’éponge et déshabille ses collègues

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Abelson Gros Nègre n’est plus porte-parole du syndicat de la police nationale d’Haïti (SPNH-17) .Dans une correspondance adressée à ses collègues en date du dimanche 17 janvier 2021, il a présenté sa démission au sein de cette structure.Il en a profité pour s’en prendre à ses frères d’armes.

Le Facteur Haïti, le 18 janvier 2021._Le violons ne s’accordent pas entre les membres du syndicat de la police nationale d’Haïti (SPNH-17).Cette division survient après l’échec de la marche organisée dimanche pour exiger de meilleures conditions de travail.

En effet, moins de 24 heures après avoir assisté à l’échec de cette initiative, Abelson Gros Nègre a remis sa démission de son poste de porte-parole de cette structure syndicale, peut-on en lire.

Le désormais ex porte-parole du SPNH-17 dit avoir pris cette décision en constatant que certains de ses collègues policiers ne sont pas encore capables de lutter. Selon ses écrits, ils sont plutôt prêts à sacrifier leur vie pour de l’argent.

En revanche, l’ex policier syndiqué dit être fier d’avoir fait partie de la lutte initiée par le SPNH-17 de concert avec certains policiers honnêtes pour de meilleures conditions de vie et de travail.Il a déploré du fait que certains policiers ont négocié avec le Haut Commandement de l’institution policière pour boycotter la marche du dimanche.

Cette démarche dit-il, qui prouve qu’ils sont satisfaits de la gestion et des traitements qui leur sont infligés.Et, cela prouve aussi que beaucoup parmi eux ne sont pas prêts à mener la bataille, s’indigne t-il.

Haïti : Division au sein du SPNH-17, Abelson Gros Nègre jette l'éponge et déshabille ses collèguesAbelson Gros Nègre, ex porte-parole du SPNH-17/ Crédit photo :  RMS

Mécontent, Abelson Gros Nègre fustige le comportement affiché par ses frères d’armes.L’ex policier dit n’avoir aucun regret suite à sa révocation relative à son engagement et son implication dans cette lutte ni de l’expérience faite au sein de cette structure.

Terminant sa correspondance, il a fait savoir que son plus grand remords c’est d’avoir fait partie de cette génération qui n’est pas encore prête à lutter pour le bien-être collectif.

Le Facteur Haïti (FC)