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Colombie-Enquête : Le journal « Semana » dévoile les confessions de Martine Moïse aux agents du FBI

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Selon le média colombien « Semana », Martine Moïse, lors de son hospitalisation en Floride, s’est confiée aux agents du bureau fédéral d’investigation (FBI) sur l’attaque orchestrée contre la résidence présidentielle ayant abouti à l’assassinat de son mari, Jovenel Moïse.Ses révelations déchirantes ont été rendues publiques par cet organe de presse. La rédaction du journal Le Facteur Haïti vous propose de prendre connaissance avec le texte du média en question

Exclusif : « Chérie, nous sommes morts », SEMANA révèle le témoignage déchirant de la première dame d’Haïti devant le FBI

Martine Moïse, l’épouse du président assassiné d’Haïti, a raconté aux agents du FBI l’horreur qu’elle a vécue aux mains d’un groupe de mercenaires. Son histoire est déchirante.

17/7/2021

Ils étaient dans leur chambre, dans la maison présidentielle, lorsqu’ils ont entendu des coups de feu. Martine était au lit avec son mari, Jovenel Moïse, le président d’Haïti. « Chérie, nous sommes morts », a déclaré le président. Ainsi commence l’histoire bouleversante de la première dame haïtienne devant les agents du FBI qui collaborent à l’enquête sur l’assassinat, connue en exclusivité par la SEMANA auprès de sources judiciaires à Port-au-Prince.

Il était une heure du matin le 7 juillet lorsqu’un groupe de mercenaires a fait irruption dans la résidence présidentielle. Elle n’avait pas d’autre choix que de courir, d’attraper ses deux enfants, de les conduire à la salle de bain et de les ordonner à la douche. Il soupçonnait qu’il ne se passait rien de bon.

Haïti-Martine Moïse s'est confié au FBI
Martine Moïse lors de son hospitalisation en Floride, aux États-Unis

Il leur a demandé, d’une voix étranglée de nerfs, de s’y camoufler, de fermer le rideau et de serrer la porte bien. Les mercenaires, quant à eux, avançaient à la recherche de leur cible : le chef de l’île. Sa maison était devenue l’épicentre d’une tragédie qui allait faire le tour du monde.

Martine est retournée dans la pièce où l’attendait son mari, a-t-elle déclaré aux agents du FBI. Au milieu des balles, ils décidèrent de se cacher sous le lit, le visage appuyé contre le sol. Ils voulaient échapper aux assassins, mais la taille ne leur convenait pas. Ses pieds étaient découverts.

Les assassins sont entrés de force jusqu’à la salle présidentielle. Selon sa déclaration, il a toujours entendu les mercenaires ne parler qu’espagnol. Il a assuré que pendant qu’ils les attaquaient, ils communiquaient par téléphone avec quelqu’un qui donnait les ordres.

Elle a été la première à être abattue. Ils ont essayé de la sortir de là où elle se cachait, mais la moitié de son corps était encore sous le lit. Il a même réussi à dire au président qu’elle était en vie. Les meurtriers ont cherché le président de l’autre côté du lit. Ils l’ont sorti, l’ont retourné et, selon son récit, ont commencé à le décrire : « Grand, mince, avec la peau brune », ont-ils dit. Elle a entendu qu’à l’autre bout du fil, un autre homme avait donné l’ordre de l’exécuter, confirmant qu’il s’agissait du président. Ce qui suit dans le récit de la femme est terrifiant.

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Martine a assuré aux enquêteurs américains avoir « vu le président mourir à côté d’elle », après que de nombreux coups de feu aient été tirés sur elle avec des armes automatiques. Les mercenaires étaient impitoyables et agissaient avec une grande haine. Ils voulaient être sûrs que leurs victimes ne pourraient pas être sauvées.

Ils sont revenus de l’autre côté du lit et ont enlevé de force la femme. L’un d’eux se tenait sur ses jambes (c’est pourquoi il savait qu’ils portaient des bottes), et avec une lampe de poche, il brillait dans ses yeux. Je voulais confirmer qu’elle était morte. La première dame n’a pas bougé ni cligne des yeux, car elle savait que si elle le faisait, elle serait achevée.

À la fin de la fusillade, les mercenaires ont fouillé les tiroirs de la table de chevet et du bureau de la chambre, qui servait souvent de bureau présidentiel. Martine, dit-il, n’écoutait que lorsqu’ils disaient : « Oui, c’est ça, c’est ça. Elle a affirmé que les mercenaires avaient trouvé ce qu’ils cherchaient près du corps sans vie du président. Aujourd’hui, il ne fait aucun doute que des documents importants ont été pris.

Le Facteur Haïti/ Via SEMANA