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Haïti-Insécurité : Port-au-Prince devient la Capitale du Kidnapping

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Du jeudi 23 au dimanche 26 Septembre 2021, environ 12 personnes ont été kidnappées uniquement à Port-au-Prince; la Capitale d’Haïti.L’État de fait c’est que, dans l’intervalle de 4 jours,on a recensé plus de cas de kidnapping dans cette ville plus que n’importe quelle autre autre du pays. Illico, la Capitale d’Haïti devient le foyer du Kidnapping. La dernière en date est une fidèle de la Première Église Baptiste de la Rue de la Réunion, épouse du Diacre Sylner Lafaille, exécuté à l’entrée de ladite église.Cette double action instantanée s’est produite ce dimanche vers les 6h30 du matin.

Le Facteur Haïti, le 25 Septembre 2021._Après la « soi-disant » trève accordée par les gangs dans différentes zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince et ses environs, le kidnapping reprend sa vitesse de croisière dans la Capitale haïtienne. Et ce, depuis environ un mois.

Durant la semaine écoulée jusqu’à ce week-end, les cas d’enlèvement se multiplient. En effet, de la période allant du jeudi 23 au dimanche 26 Septembre 2021, au moins 12 cas de kidnapping ont été enregistrés à Port-au-Prince et ses environs.

Haïti-Insécurité : Le kidnapping en vogue
Vue partielle du Centre Ville de Port-au-Prince/ Photo : EFE

D’abord, jeudi soir, la journaliste culturelle et féministe Frantzie Siméon a été enlevée, à l’Aveneue Christophe, plus précisément à la Rue 3, à proximité de Pacot.Les ravisseurs réclament 300 mille dollars américains en échange de sa libération.

Le même jour, deux (2) autres personnes, en l’occurrence Makenley Mogène, employé de la Direction Générale du Budget et son frère cadet ont connu le même sort.Ces derniers ont été victimes au bas de la station-service de Turgeau, alors qu’ils revenaient tout juste de renflouer le tanck de leur véhicule. Ce qui porte à trois, le nombre de victimes déclarées durant cette soirée.

Pour la journée du vendredi à elle seule, au moins 7 autres personnes ont été victimes de ce phénomène. C’est le cas de plusieurs personnes dont un couple.Ce dernier a été pris en otage à l’Entrée Sud de Port-au-Prince, plus précisément à Martissant, alors qu’une femme ainsi qu’un jeune homme du nom de Sébastien Marc Antonio ont été enlevés dans la soirée, à Christ-Roi, plus notamment à la Rue Robin.L’action est l’œuvre de plusieurs individus armés (apparement des jeunes) à bord d’un véhicule, selon des témoins.

Haïti-Insécurité : Port-au-Prince devient la Capitale du Kidnapping

Hier samedi, des hommes lourdement armés ont pénétré un magasin situé à la Rue des Casernes, au Centre Ville de Port-au-Prince et sont repartis avec une dame du nom de Berline.

Selon plusieurs témoins, les kidnappeurs circulaient à bord d’un Pick Up de marque Toyota hilux, de couleur blanche.D’autres informations laisseraient croire qu’ils partaient à la recherche de la propriétaire de l’entreprise qui n’était pas présente.

Peu avant ce rapt, deux employés d’une entreprise de vente de voitures n’avaient pas regagné leur lieu de travail, alors qu’ils étaient en route, avons-nous appris de plusieurs sources concordantes.

Haïti-Insécurité : Port-au-Prince devient la Capitale du Kidnapping
PORT-AU-PRINCE-Haiti

Ce dimanche, un drame a lieu à la Première Église Baptiste de la Rue de la Réunion. Un couple qui s’apprêtait à franchir l’enceinte du bâtiment a été attaqué par des bandits armés. En conséquence à cette attaque, le mari dont le nom est Sylner Lafaille a été exécuté de plusieurs balles des malfrats.Quant à sa femme, elle a été enlevée par les bandits.De plus, plusieurs blessés sont à déplorer.

Haïti-Insécurité : Port-au-Prince devient la Capitale du Kidnapping

Or, tout s’est passé dans la même période où la Police Nationale d’Haïti a lancé l’opération baptisée « Mache pran yo ». Cette mobilisation, à en croire les responsables, tend à mobiliser les différentes unités de l’institution pour traquer les gangs qui règnent en « maîtres et seigneurs » dans le pays, notamment dans la Capitale haïtienne et ses environs. L’ironie du sort, c’est que ces bandes armées ont visiblement défié l’institution policière.

Le Facteur Haïti (LFH)