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Haïti-Insécurité : L’AHDDH dénonce l’inaction des autorités étatiques et tire la sonnette d’alarme

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L’Action Humanitaire et de Défense des Droits Humains (AHDDH) dit exprimer sa consternation par rapport à la recrudescence du climat d’insécurité, notamment le phénomène du kidnapping qui continue d’appauvrir de simples citoyens vivant dans le pays.Dans une note de protestation, le Président de cette structure, James Méralus dénonce le laxime des autorités étatiques haïtiennes et tire la sonnette d’alarme en les exhortant à passer de la paroles aux actes.

Le Facteur Haïti, le 7 Octobre 2021._L’augmentation des cas d’enlèvement constatée dans le pays préoccupe les organisations de défense des droits humains. C’est le cas de l’Action Humanitaire et de Défense des Droits Humains (AHDDH).Cette structure, dans une note de presse, crache son indignation par rapport à ce phénomène qui égorge le pays.

À travers ladite note, le Président de l’AHDDH dénonce du fait que les bandits armés profitent du laxisme de l’État Central pour poser de vilaines actions sous les yeux grands ouverts de tous en temps et lieux voulus.

À cet effet, pour la période allant du 22 Septembre au 3 Octobre, l’organisation dit recenser une vingtaine de cas d’enlèvement dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.Parmi ces cas, la Sœur Marie Marthe Laurent Lafaille, a été enlevée le dimanche 26 Septembre, à l’entrée de la 1ère Église Baptiste de la Rue de la Réunion après que son mari, Sylner Lafaille, l’un des Diacres de ladite Église, a été exécuté par les bandits armés au cours du rapt.

Au rang des autres victimes, les cas déclarés les plus connus sont : la journaliste Marie Frantzie Siméon, Bibiana Bélizaire, Makenley Mogène et son frère, le Docteur Herby Lafrance, l’étudiant Sébastien Marc Antonio Sainvil, et le couple enlevé le 23 Septembre à Martissant, peut-on en lire.

L’Action Humanitaire et de Défense des Droits Humains (AHDDH) dit aussi constater depuis un certain temps, que les églises deviennent les principales cibles des malfrats.En effet, une semaine après l’attaque armée perpétrée contre la 1ère Église Baptiste de la Réunion, des bandits lourdement armés ont kidnappé le dimanche 3 Octobre le Pasteur de l’Église « JESUS CENTER » de Delmas 29, en l’occurrence Jean Mary Ferrer Michel ainsi que deux autres personnes, apparement deux fidèles, qui se trouvaient devant les locaux de l’institution. Comme à l’accoutumée, les kidnappeurs sont repartis en toute quiétude d’esprit, écrit l’institution.

L’AHDDH regette que les cas de kidnapping se multiplient dans un contexte fragile où le pays est confronté à une crise socio-politique et économique chronique, ajoutée à la crise humanitaire liée à la déportation massive des milliers de réfugiés haïtiens par l’administration américaine.

« En tant qu’organisation de défense et de promotion des droits humains, l’AHDDH dénonce l’inaction de l’État Central par rapport à la remontée des actes de banditisme dont le kidnapping qui entravent notre société où les familles victimes sont dépourvues de tous leurs avoirs pour verser d’exhorbitantes rançons aux ravisseurs en échange de la libération de otages », fustige les responsables.

Face à cette situation, l’Action Humanitaire et de Défense des Droits Humains (AHDDH) demande aux responsables de la police Nationale d’Haïti (PNH) d’adopter des mesures drastiques visant à rétablir l’ordre et la paix dans le pays et de garantir la sécurité de chaque citoyen.

« C’en est trop ! C’en est trop ! Il faut passer de la parole aux actes », crie l’organisation des droits humains.

Le Facteur Haïti (LFH)