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Assassinat de Jovenel Moïse : L’étau se resserre au cou d’Ariel Henry suite à des révélations de Rodolphe Jaar

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Dans le cadre du dossier d’assassinat de l’ancien président Haïtien , Jovenel Moïse , le Premier ministre Haïtien, Ariel Henry, cité dans ledit assassinat est pour une nouvelle fois pointé du doigt, car de nouvelles affirmations montrent qu’il avait des liens étroits avec le nommé Félix Badio Joseph , l’un des principaux suspects dans l’assassinat du chef de l’État.

Le Facteur Haiti, le 11 Janvier 2022._
De nouvelles affirmations et témoignages accablants viennent de remettre en difficulté le Premier ministre haitien , Ariel Henry , et font grandir de manière considérable ,  les soupçons et/ou certitudes de son implication dans la mort du Président Jovenel Moïse.

Longtemps accusé comme étant l’interlocuteur privilégié d’un des principaux suspects dans l’assassinat en question , ces nouveaux éléments compromettants viennent de balayer tous les efforts qu’ont été fournis par l’actuel chef du gouvernement Haïtien pour se laver du dossier , car il est démontré que les deux hommes sont restés en contact étroit des mois après le meurtre.

Dans le cadre d’une interview accordée au journal américain, New York Times,  l’un des principaux suspects dans le crime , Rodolphe Jaar, arrêté en République Dominicaine , a fourni de nombreux détails sur ce qu’il a appelé « la relation de confiance » qui existe entre Félix  Badio Joseph et M. Henry.

Assassinat de Jovenel Moïse : L'étau se resserre au cou d'Ariel Henry suite à des révélations de Rodolphe Jaar
Le Premier Ministre Ariel Henry/ Crédit photo : Internet

Toujours dans sa discussion avec le média précité , l’homme d’affaires Rodolphe Jaar a admis avoir aidé à financer et à planifier le complot visant à tuer le chef de l’État. Il a avoué avoir cotisé  à hauteur de 130 000 dollars américains environ dans le plan d’assassinat de Jovenel Moïse.

À cet effet, Jaar a dit qu’il avait aidé à trouver les armes à feu et octroyé la maison d’où les 21 commandos colombiens à la retraite sont partis pour la résidence présidentielle peu après minuit.

Pour Rodolphe Jaar, Ariel Henry et Badio maintient une relation amicale étroite. »Peu de temps avant l’assassinat, Badio m’a dit qu’Ariel Henry servirait d’allié utile après le renversement du président, car c’est mon bon ami, j’ai le contrôle total de lui », a affirmé JAAR au journal.

Assassinat de Jovenel Moïse : L'étau se resserre au cou d'Ariel Henry suite à des révélations de Rodolphe Jaar
Rodolphe Jaar

« Badio et moi étions restés en contact l’un avec l’autre tout en esquivant les autorités, et que nous avons partagé la même maison plusieurs jours après le meurtre. Dans les heures qui ont suivi le meurtre, lorsque des policiers ont piégé les mercenaires colombiens accusés d’avoir perpétré l’agression, Badio avait demandé l’aide du PM Ariel Henry pour s’échapper et M. Henry a répondu qu’il ferait quelques appels », temoigne Rodolphe Jaar dans son entretien avec le journaliste du Times.

Bien que ses affirmations n’aient pas pu être vérifiées de manière indépendante, trois (3) responsables haïtiens impliqués dans l’enquête ont confirmé effectivement que M. Henry était en contact avec M. Badio à plusieurs reprises.

Étant l’un des conseillers de la police nationale d’Haïti lors de l’attaque meurtrière et actuellement Directeur Général a.i de l’institution policière, Frantz Elbé a été cité par Rodolphe Jaar lors de son entretien.

Assassinat de Jovenel Moïse : L'étau se resserre au cou d'Ariel Henry suite à des révélations de Rodolphe Jaar
Frantz Elbé, Directeur Général a.i de la police nationale d’Haïti / Photo : PNH

Selon le suspect, le nouveau Directeur Général a.i de la PNH , Frantz Elbé, était au courant du plan pour assassiner le Président Jovenel Moïse.Lors d’une réunion pour discuter du complot , Badio l’avait appelé alors qu’il était un conseiller principal de la PNH à l’époque, et lui avait demandé de l’aider à se procurer des armes pour exécuter le plan. M. Elbé avait dit à M. Badio qu’il n’avait pas d’armes. Il n’avait pas cependant, essayé d’empêcher l’assassinat du président, a déclaré Rodolphe Jaar à New York Time.

Le facteur Haiti(LFH)