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Célébration de la journée Mondiale de l’Alimentation autour du thème « Ne laisser personne de côté »

Le 16 octobre 2022 rappelle également le 77e anniversaire de la fondation de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).La commémoration de cette journée prend place dans un contexte mondial difficile. Ces dernières années nous ont réservé des défis complexes en matière de sécurité alimentaire. Nous avons connu trois ans de pandémie, sans compter : les ralentissements économiques ; les conflits et les guerres ; la pandémie COVID, la crise climatique ; la perturbation des chaînes d’approvisionnement internationales ; la montée des inégalités ; l’augmentation des prix alimentaires ; et la liste est encore longue. Tout cela confirme combien nos économies et nos vies sont interconnectées.La montée des prix des denrées alimentaires nous concerne tous, mais elle touche avant tout les personnes vulnérables et les pays qui étaient déjà en situation de crise alimentaire.Aujourd’hui, 3,1 milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas les moyens d’avoir une alimentation saine. La faim continue de progresser. Elle a touché 828 millions de personnes en 2021, soit environ 46 millions de plus qu’en 2020 et 150 millions de plus qu’en 2019. Plus de 50 millions de personne sont souffert de la faim en 2021 en Amérique latine et dans les Caraïbes. La famine et la malnutrition tuent et compromettent l’avenir de nos enfants. Des catastrophes qui ne devraient avoir que des effets à court terme donnent lieu à des crises prolongées. Les difficultés s’additionnent et de plus en plus de personnes perdent pied. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons mobiliser le pouvoir de la solidarité et de l’action collective. Nos systèmes agroalimentaires ont de grands atouts pour rendre l’avenir plus équitable et plus prospère, car ils sont interconnectés à de nombreux aspects de nos vies et de l’économie : agriculture ; ressources naturelles ; énergie ; santé ; pour ne citer que ceux-ci. Une plus grande priorité doit être donnée à l’augmentation de la production locale d’aliments nutritifs et à la préservation des ressources naturelles.

Ce niveau d’insécurité alimentaire s’explique par : les effets de la pandémie COVID, la crise en Ukraine ; la crise socio-politique ; la dégradation de la situation sécuritaire du pays paralysant la chaine de distribution des aliments ; l’augmentation des prix des denrées alimentaires due à la dépréciation de la gourde, les inégalités sociales, la vulnérabilité aux désastres naturels et au changement climatique culture est l’un des domaines où les interventions humanitaires présentent le meilleur rapport efficacité- coût! La dernière évaluation du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) en Haïti, réalisée par la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA), a donné dans la période allant d’octobre 2022 à février 2023, 0.3 % de la population analysée (19 000 personnes) estimées en Phase 5 de l’IPC (Catastrophe), 18% (1 800 000 personnes) en phase 4 de l’IPC (Urgence) et 29% (2 900 000 personnes) en phase 3 de l’IPC (Crise). Ceci représente un total de 48% (4.7 millions de personnes) ont besoin d’une action urgente.

Ce niveau d’insécurité alimentaire s’explique par : les effets de la pandémie COVID, la crise en Ukraine ; la crise socio-politique ; la dégradation de la situation sécuritaire du pays paralysant la chaine de distribution des aliments ; l’augmentation des prix des denrées alimentaires due à la dépréciation de la
gourde, les inégalités sociales, la vulnérabilité aux désastres naturels et au changement climatique. Voilà ce qui vient nous rappeler la nécessité de mobiliser le pouvoir de la solidarité et de l’action collective afin de ne laisser personne de côté. La FAO continue à travailler avec le Gouvernement et la population
Haïtienne à la transformation des systèmes agroalimentaires pour les rendre plus efficaces, plus inclusifs, plus résilients et plus durables, en vue d’améliorer la production, la nutrition, l’environnement et les conditions de vie de chacun. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons mieux armer les plus vulnérables, dont les petits producteurs, en investissant dans les systèmes agroalimentaires. Il faut renforcer l’accès à la formation, aux mesures
d’incitation, à la science, aux données, à la technologie et à l’innovation pour que les petits producteurs soient la pierre angulaire de la transformation.La FAO en Haïti s’est inscrite depuis plusieurs années dans la démarche d’appuyer le Gouvernement Haïtien à travers une assistance technique visant à renforcer la résilience des systèmes de production agricole ainsi que celle des agricultrices et agriculteurs familiaux face aux impacts négatifs du changement climatique.

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Cette assistance est fournie dans les 4 domaines prioritaires suivants définis avec le Gouvernement dans
le Cadre de Programmation Pays (CPP) :
1. Appui institutionnel, visant l’amélioration de la gouvernance et de la coordination de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle.
2. Appui au développement des filières sélectionnées par les Ministères, à travers le renforcement de la capacité opérationnelle des acteurs publics et privés.
3. Contribution à la conservation et la gestion des Ressources Naturelles, à travers le renforcement des systèmes de gestion et d’exploitation durable des ressources naturelles et l’aménagement intégré et participatif des bassins versants (eau, sols, forets).
4. Renforcement de la résilience des communautés face aux catastrophes naturelles et aux crises alimentaires par la réduction de l’impact des catastrophes naturelles sur la vie et les moyens de vie des ménages et des communautés rurales vulnérables.

La FAO continuera de travailler avec le Gouvernement pour des interventions plaçant la question de la transformation au premier plan, à l’appui de l’agenda 2030 et des objectifs de développement durable.Le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires réuni en septembre 2021, à laquelle le Gouvernement haïtien a participé, ainsi que d’autres initiatives multilatérales ont amorcé des dialogues et des stratégies plaçant la transformation des systèmes agroalimentaires parmi les toutes première priorités. La FAO continuera d’accompagner le Gouvernement à la mise en œuvre de la Feuille de route élaborée en vue de la transformation des systèmes alimentaires pour soutenir l’Agenda 2030 et la « Politique et Stratégies Nationales de Souveraineté et Sécurité Alimentaires et de Nutrition en Haïti (PSNSSANH) » qui indiquent les voies de transformation du système alimentaire actuel.Je voudrais terminer mon propos en renouvelant l’engagement de la FAO auprès du Gouvernement et de la population Haïtienne dans cette conjoncture difficile. Elle entend consolider son appui, afin d’atténuer l’impact négatif du changement climatique, de renforcer la résilience des ménages ruraux et d’améliorer la gestion des ressources naturelles et les modes de production et d’alimentation. Cette Journée mondiale de l’alimentation a été l’occasion de rappeler qu’il faut aller plus vite et œuvrer main dans la main à un avenir où plus personne ne sera laissé pour compte, où chacun aura accès à des aliments sains et abordables. Ensemble, construisons une nouvelle ère d’espoir, pour chacun, partout en
Haïti.

José Luis Fernandez
Représentant de la FAO en Haïti

LE FACTEUR HAÏTI (LFH)