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Crise : La Russie et la Chine appellent l’ONU à la prudence sur le déploiement d’une force en Haïti

Une rencontre a lieu le lundi 17 Octobre 2022, au Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations (ONU) où la crise humanitaire haïtienne était au centre des débats. À cette réunion, toutes les Nations ne parlent pas le même langage à ce sujet.C’est le cas de la Russie et Chine qui ne verraient pas d’un bon œil le déploiement des troupes étrangères sur le sol haïtien.

LE FACTEUR HAÏTI, le 18 Octobre 2022._Haïti fait actuellement face à l’une des pires crises de son histoire coiffée par le banditisme, la chère et la mauvaise gouvernance, entre autres. Pour tenter de l’enrayer, le Gouvernement a sollicité auprès de la Communauté internationale, l’aide d’une intervention militaire.

Le document scellant la demande du gouvernement a été acheminé après de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en date du 8 Octobre 2022 pour étudier sa faisabilité.

Avant que le Conseil de Sécurité de l’ONU se statue le 21 Octobre sur le sort d’Haïti, une rencontre a été organisée hier lundi audit Conseil où la crise qui dans laquelle le pays patauge était au cœur des échanges.

Selon les retombées de cette réunion, toutes les Nations ne sont pas sur la même longueur d’onde. D’entrée, les Représentants Russe et Chinois au Conseil de Sécurité de l’ONU ont évoqué l’incapacité du Gouvernement dirigé par le Premier Ministre Ariel Henry à résoudre la crise qui perdure dans le pays.

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En plus de ce constat, ces derniers ne sont pas « entièrement » pour une intervention des troupes étrangères dans le pays.De ce fait, les Représentants de la Russie et de la Chine appellent les États membres à la prudence sur le déploiement d’une force en Haïti, mettant en cause l’illégitimité de l’équipe gouvernementale.

À leurs avis, la population haïtienne ne verrait pas d’un bon œil, l’arrivée d’une force armée sur son sol. Une démarche, préviennent t-ils, qui pourrait aggraver la situation dans le pays. Enfin, le vote a été reporté sine die en raison des hésitations des États membres.

Aussi faut-il mentionner qu’au moment même du déroulement de la rencontre, une manifestation qui avait à sa tête l’ancien Sénateur Jean-Charles a tenté de se rendre devant l’Ambassade Américaine d’Haïti, à Tabarre pour dénoncer l’ingérence des États-Unis dans les affaires internes d’Haïti et dire NON à la vue d’une force militaire dans le pays.

LE FACTEUR HAÏTI (LFH)