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Déploiement d’une force multinationale en Haïti : Les Gouvernements kenyan et haïtien ne parlent pas le même langage

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Prise de photos entre les membres de la délégation du Kenya et des personnalités haïtiennes lors de leur première visite à Port-au-Prince| © GH

Après que le Kenya s’est proposé de prendre la tête d’une force multinationale en Haïti, une délégation du pays s’y était rendue dans le cadre d’une visite d’évaluation de 3 jours. Au terme de leur mission, les autorités kenyannes ont opté pour la protection des infrastructures gouvernementales. selon les informations publiées par « Miami Hérald », citant une source diplomatique. Or, le Gouvernement haïtien avait sollicité auprès de la communauté internationale, une aide pour l’aider à déraciner les gangs qui prennent le pays en otage.

LE FACTEUR HAÏTI, le 24 Août 2023._Le journal américain « Miami Hérald » a révélé le jeudi 24 Août 2023, les retombées de la visite d’évaluation de 3 jours qu’une délégation kenyanne a effectuée en Haïti. Elle y était du 20 au 23 Août.

Dans le cadre des évaluations, la délégation du Kenya, sous la protection de l’Ambassade des États-Unis en Haïti, avait rencontré des autorités gouvernementales haïtiennes, le Haut Commandement de la Police Haïtienne, des diplomates étrangers et le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, entre autres.

En fin de mission, les experts Kenyans ont quitté Haïti ce jeudi pour regagner l’Afrique. Le même jour, le média américain, a fuité la proposition que la délégation kenyanne a formulée aux autorités haïtiennes.

Prise de photos entre les membres de la délégation du Kenya et des personnalités haïtiennes | © Anonymat

Selon le média floridien qui a cité une source diplomatique, l’aide du Kenya en faveur d’Haïti a pour objectif principal de protéger les infrastructures gouvernementales clées telles que l’aéroport, les ports maritimes et les routes principales », entre autres, lit-on dans ses colonnes.

La source diplomatique qui s’était confiée au journal ne voit pas de bon œil cette proposition. Elle a déclaré que « la plupart des infrastructures critiques citées sont aux mains des gangs. Avant de le protéger, il faut d’abord les reprendre.» a a-t-elle lâché.

Par ailleurs, le Gouvernement haïtien pour sa part, avait sollicité l’année dernière, l’aide de la communauté internationale à travers le déploiement d’une force armée spécialisée afin de combattre les gangs qui kidnappent, volent, violent et tuent des milliers de gens en Haïti.

Des policiers Kenyans| © Google

Après de multiples réunions au Conseil de Sécurité de l’ONU pour discuter de l’avenir de l’aide sollicitée, le Kenya se porte candidat pour prendre la tête d’une force en Haïti avec une contribution de 1000 policiers kenyans. Cependant, à la fin de la mission d’évaluation de la délégation du Kenya au pays, la montagne est en passe d’accoucher une souris, car le Gouvernement haïtien persiste pour mettre fin au règne des gangs, alors que les Kenyans ne veulent que garantir la sécurité des infrastructures Gouvernementales.

Ce qui montre que les deux pays ne sont pas sur la même longueur d’onde et ne parlent pas le même langage.

LE FACTEUR HAÏTI (LFH)