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Déploiement d’une force multinationale en Haïti : « Nou Pap Konplis » se souvient des erreurs du passé

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La Structure dénommée « Nou Pap Konplis » a réagi à la résolution 2699 adoptée le 2 octobre 2023, lors d’une réunion spéciale du Conseil de Sécurité des Nations Unies autorisant le déploiement d’une force mutilnationale en Haïti. Dans un communiqué publié le jeudi 5 Septembre, les Dirigeants de « Nou Pap Konplis » disent prendre acte de cette décision et se souvenir des erreurs du passé commises par la dernière force déployée en Haïti de 2004 à 2017.

LE FACTEUR HAÏTI, le 6 Octobre 2023._Les réactions pleuvent de partout après que le Conseil de Sécurité des Nations Unies ait autorisé le déploiement d’une force multinationale en Haïti dirigée par le Kenya pour une durée d’un an.La structure « Nou pap konplis », qui se veut être avangardiste dit prendre note de la résolution 2699 qui a été adoptée le 2 octobre 2023, lors d’une réunion spéciale du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Dans un communiqué Nou Pap Konplis rappelle à la population haïtienne que depuis le 20 octobre dernier, le Premier ministre Ariel Henry avait sollicité des membres des Nations unies l’envoi d’une force multinationale en Haïti pour renforcer la police afin de l’aider à mieux combattre les gangs qui asphyxient toute une population qui ne sait pas à quel saint se vouer. «Cette situation ne reste pas sans conséquence sur l’intellingentsia haïtienne. D’ailleurs, beaucoup de cadres ont dû fuir le pays afin de trouver un mieux-être sous d’autres cieux, et le pire, beaucoup d’entre eux sont des gens de la classe moyenne», se désolent les responsables dont Ricardo Fleuridor.

Toutefois, ils profitent pour rappeler aux membres des Nations Unis via le BINUH que les Haïtiens gardent un très mauvais souvenir de la dernière force internationale qui avait été déployée sur le territoire national . Et ils n’espèrent pas revivre les blessures du passé des Casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTHA), présente de 2004 à 2017, une mission qui avait en effet apporté le choléra, entraîné une épidémie ayant fait plus de 10 000 morts sans compter divers cas d’abus sexuels et de vols, préviennent Ricardo Fleuridor, Junia Seraphin, Jonathan Renois, Jean Alain Mardy et Fabienne Mentor.

Malgré la détérioration de la situation sécuritaire actuelle du pays, la structure « Nou Pap Konplis » dit qu’il ne va pas donner carte blanche à cette mission multinationale, surtout à la force Kenyane qui est reprochée par l’opposition de son pays et des organismes internationaux de défense des droits humains comme d’être à l’origine des dizaines de cas de violation flagrante des droits de l’homme lors des dernières manifestations au Kenya. Elle mentionne que le directeur exécutif de Amnesty International du kenyan, Irungu Hougton a avancé pour dire que plus de 50 personnes ont été tuées en seulement 6 mois de contestations contre le coût de la vie.

Ainsi, « Nou Pap Konplis » veut rappeler aux membres de la communauté internationale l’histoire profondément troublante d’abus et d’impunité associés aux interventions multinationales ou étrangères dans le passé en Haïti.Ces interventions n’ont pas eu de mécanismes de responsabilisation pour l’usage excessif de la force et ont été témoin d’un large éventail d’abus, y compris l’exploitation sexuelle, se souviennent les Responsables.

Ces derniers croient qu’il est essentiel que le gouvernement d’Ariel Henry travaille avec les États membres de l’ONU, les organisations de défense des droits de l’homme et les citoyens afin d’exiger des paramètres clairs, obligatoires et exécutoires qui doivent détailler les mesures opérationnelles et de surveillance empêchant l’usage illégal de la force, la négligence qui peuvent causer des dommages aux populations civiles et d’autres abus avant le déploiement de la mission multinationale de soutien à la sécurité dans le pays.

« Sans une volonté politique manifeste des différents acteurs pour trouver une entente nationale, aucune force étrangère ne peut donner les résultats souhaités par la population. Nous devons faire un dépassement de soi et en même temps faire un appel aux filles et aux fils du pays qui ont une compétence avérée dans la politique internationale et la diplomatie internationale pour s’assoir sur la feuille de route de la mission multinationale afin de ne pas répéter les mêmes erreurs du passé », met en garde « Nou pap Konplis » souhaitant qu’un leadership éclairé soit dégagé au sein d’un gouvernement d’unité nationale basé sur la bonne gouvernance.

LE FACTEUR HAÏTI (LFH)