Accueil POLITIQUE

Haïti : « ANN KANPE » prône un franc dialogue entre les acteurs politiques pour discuter de la solution à la crise

137
Les dirigeants de l'organisation "ANN KANPE" lors d'une conférence de presse organisée le jeudi 2 Décembre 2021, à Delmas 83/ Photo : Le Facteur Haïti

Préoccupé par la situation qui prévaut dans le pays, le Mouvement socio-politique « ANN KANPE » prend position. Dans une note en date du 10 Février 2024, les chefs de file de cette structure appelle toutes les forces vives de la Nation à un franc dialogue pour discuter des problèmes et de la solution à la crise.

LE FACTEUR HAÏTI, le 13 Février 2024._Les Partis et regroupements socio-politiques continuent de fixer leurs positions presqu’unilatérales face à l’amplification de la crise haïtienne dûe à la volonté manifeste du Premier Ministre Ariel Henry de rester en poste après le 7 Février 2024.

C’est le cas du Mouvement socio-politique « ANN KANPE » qui, dans une note, a d’abord fait la radiographie de la situation sociale et sécuritaire du pays. À travers cette note signée de Jackson LOUIS, Bazile DIEUVEUIL et Dieulec OLISCAT, la structure dénonce l’inaction du Gouvernement haïtien face aux mauvaises conditions de vie de la population haïtienne, notamment ceux et celles vivant dans les quartiers populaires.

Ils citent par exemple les gens du Bél’Air, de La Saline, de Solino, de la Plaine du cul-de-sac, de Carrefour, de Carrefour-feuilles et ceux de la Vallé de l’Artibonite.Ces personnes sont exposées aux actes de violences sous toutes les formes, notamment les enlèvements, les viols et les assassinats, entre autres, se désolent-ils.

Img 20211202 Wa0020
Jackson Louis (Socrates), porte-parole de la structure baptisée « ANN KANPE » au milieu de ses alliés/ Crédit Photo : Le Facteur Haïti

Outre les actes de baditisme, les populations des zones susmentionnées croupissent dans la misère, dans l’insécurité alimentaire en raison de la vie chère qui égorge le pays.

Les signaitaires de la note se sont aussi montrés indignés à cause de la prolifération des foyers de gangs qui ont forcé plus de 31 000 personnes à se déplacer seulement pour le mois de Décembre 2023, selon OIM, laissant aussi des territoires au profit des gangs.

Ajouter aux 31 000 déplacés internes, plus de 112 000 Haïtiens (nes) bénéficiant du Programme Humanitarian parole initié par l’administration américaine, ont déposé leurs valises aux États-Unis, alors que d’autres se rendent au Brésil, au Chili et au Canada en quête de meilleures conditions de vie.

Haiti 53747
Attroupement de personnes devant le Bureau de l’immigration et de l’émigration à Lalue ( Port-au-Prince) pour des demandes de passeports/ Photo : Internet

En dépit de tout, le Gouvernement d’Ariel, après 31 mois de Gouvernance marqués par la crise politique, l’insécurité, la vie chère, la corruption et le chômage, aggrave la situation malgré la signature de deux accords politiques, sans qu’ils aient été appliqués pour un dénouement de la crise.

Leur non-application a occasionné l’échec du Gouvernement à créer les conditions sécuritaires, former le Conseil Électoral Provisoire, entamer la réforme Constitutionnelle et enfin réaliser les élections pour confier les rênes du pays à des Dirigeants légitimes.

En constatant l’échec du Gouvernement d’Ariel Henry à mener à bien la barque du pays, l’organisation socio-politique « ANN KANPE » invite toutes les forces vives de la Nation à se mettre autour d’une même table pour discuter des problèmes d’Haïti et de la solution idéale à la crise. Pour parvenir à cette fin , « ANN KANPE » invite les protagonistes à primer les intérêts collectifs de la Nation au détriment des leurs.

Img 20240205 Wa2436
Des miliers de Cayens et Cayennes dans les rues pour réclamer la démission du Premier Ministre Ariel Henry ( Crédit Photo : Frantzou Laguerre/ LE FACTEUR HAÏTI)

« Ce dialogue franc et inclusif que tous les secteurs vitaux de la Nations auront à engager doit apporter la solution à la crise qui perdure trop », ont martelé les chefs de file de cette entité.

Ils poursuivent en déclarant que ces pourparlers s’avèrent nécessaires pour définir aussi les supports à la police et l’armée dans la lutte enclenchée contre le grand baditisme dans le pays.

« C’en est trop! Après 6 ans de crise, il est temps de redorer le blason du pays et garantir la sécurité de la vie de ses fils et filles », ont-ils souhaité.

LE FACTEUR HAÏTI (LFH)