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Haïti-Crise : En fin de mission, Kenneth Merten dénude la classe politique haïtienne

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La mission du Chargé d’affaires américain,  Kenneth Merten a pris fin en Haïti.Il a fait l’annonce au cours d’une conférence de presse de presse tenue le lundi 11 Mars 2022, en sa résidence officielle sise à Bourdon.Lors de cette sortie médiatique, il s’en prend à la classe politique haïtienne qui ne lui laisse aucune chance de mettre les acteurs sur la même longueur d’onde afin d’engager un franc dialogue pour résoudre la crise.

LE FACTEUR HAÏTI, le 12 Avril 2022._ Le Diplomate américain, Kenneth H.Merten était de retour en Haïti, en octobre 2021, à titre de Chargé d’affaires. Environ 6 mois après, sa mission arrive à terme.

Hier lundi, il s’était présenté en conférence de presse afin d’annoncer officiellement la fin de sa mission dans le pays.Cette sortie a été l’occasion pour lui de cracher son indignation du fait que durant son passage, il n’arrive pas à convaincre les acteurs de la classe politique du pays à s’entendre afin de trouver une issue à la crise.

À son avis, ce comportement jugé « malin » affiché par les protagonistes, défavorise Haïti, car elle a loupé encore une fois, regrette t-il, une énième occasion de faire venir les investissements étrangers. Ce dit-il, en raison du climat d’insécurité, notamment le kidnapping ainsi que l’instabilité politique, entre autres.

Sans langue de bois, Kenneth Merten s’en prend aussi aux autorités Gouvernementales, qui à son avis, n’ont fait montre d’aucune volonté manifeste pour organiser les élections devant sortir le pays du chaos.

Toutefois, le diplomate américain se dédouane de toute implication dans la dégradation de la situation actuelle du pays.Fort de tout cela, il rappelle aux acteurs qu’il ne travaille pas pour Haïti, mais pour le Gouvernement américain qu’il avait représenté ici.

Aux micros et par devant les cameras de la presse, le Chargé d’affaires persiste et signe qu’il n’a voulu jamais dicter la solution à la crise que confronte le pays. Au contraire, il dit encourager de préférence, les protagonistes haïtiens à s’unir par les liens d’un franc dialogue pour résoudre les problèmes du pays.

Il a par ailleurs, rappelé que les États-Unis n’ont pas tourné le dos à Haïti dans ses démarches visant à l’aider à trouver de meilleures alternatives, en guise de conclusion.

LE FACTEUR HAÏTI (LFH)