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Haïti-Crise : « Ti pa ti pa », les manifestations anti-gouvernementales se poursuivent

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Plusieurs Communes d’Haïti, notamment à Léogâne, Carrefour, Port-au-Prince, Delmas, Pétion-Ville et au Cap-Haïtien, entre autres, se sont soulevées une fois de plus hier lundi 3 Octobre 2022, contre le gouvernement.Toujours est-il, les populations des zones citées plus haut disent s’opposer à la hausse des prix des produits pétroliers, à la vie chère et l’insécurité dans le pays.La départ du Premier Ministre Ariel Henry a été aussi évoqué.Des mouvements qui ont hypothéqué la rentrée scolaire 2022-2023.

LE FACTEUR HAÏTI, le 4 Octobre 2022._Une quatrième semaine de protestation a débuté le lundi 3 Octobre 2022, à travers plusieurs départements et Communes du pays.C’est le cas de Léogâne, Carrefour, Port-au-Prince, Delmas, Pétion-Ville et au Cap-Haïtien, pour ne citer que celles-là.

D’abord, à Carrefour, une foule immense ayant pour slogan « Nou pral lekòl ti pa ti pa » été vue défiler dans les rues de cette Commune. Au beau milieu des manifestants se trouvaient des élèves vêtus de leurs uniformes de différentes couleurs, d’enseignants et directeurs d’écoles, entre autres.

Le long des rues parcourues, les manifestants étaient clairs : « Les conditions ne sont pas réunies pour la réouverture des classes », ont-il fait savoir.Pour soutenir leur position, ils avancent pour causes la non-livraison de leurs chèques relatifs aux plusieurs mois de travail de l’année précédente, le non-paiement des frais de correction de copies d’examens officiels de baccalauréat et la non-réhabilitation de certains bâtiments scolaires.

Haïti-Crise : "Ti pa ti pa", les manifestations anti-gouvernementales se poursuivent
Manifestation à Carrefour/ CP : Auteur (e) inconnu (e)

Aussi, les protestataires se réfèrent à l’ajustement des prix des produits pétroliers par le gouvernement, la vie chère ainsi que l’insécurité qui étouffent la population haïtienne.

En suite, À Port-au-Prince, les rues sont pratiquement « locked » sans barricades. Les écoles ferment leurs portes aux élèves et les activités ont fonctionné au ralenti. En milieu de journée, une manifestation a pris chair au Champ-de-Mars.De la étant, la foule a mis le cap pour les Communes de Delmas et Pétion-Ville.

Là, des milliers de citoyens et citoyennes, notamment partant de la localité appelée « Jalousie » ont été vus à travers plusieurs coins et recoins de la commune.Vêtus de toutes les couleurs dont des uniformes d’écoles, ils crachent leurs ras-le-bol contre la décision du gouvernement de maintenir sa décision d’ajuster le prix des produits pétroliers sur le marché.

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Barricades et pneus enflammés à Pétion-Ville/ CP : Méderson Alcindor

Or, le carburant reste indisponible dans les pompes, entraînant ainsi la vente du gallon au prix de 5 mille gourdes, ont-ils dénoncé.Cette fois-ci, la présence de Magalie Habitant n’a pas été signalée.

C’était aussi l’occasion pour des « individus » portant des uniformes d’écoles de s’en prendre aux autorités éducatives du pays de camper ferme la date fixée pour la rentrée scolaire. Aussi sur le sol avec leurs sacs au dos, sortant leurs cahiers et leurs stylos, ils ont consacré une bonne partie du mouvement à l’école en pleine rue.

Entre temps, la Ville du Cap-Haïtien avait aussi de nouveau, emboîté le pas. En effet, plusieurs milliers de Capois et Capoises avaient regagné les rues avec les mêmes revendications que les habitants des autres communes susmentionnées.

Haïti-Crise : "Ti pa ti pa", les manifestations anti-gouvernementales se poursuivent
De milliers de Capois et Capoises dans les rues contre le gouvernement/ Crédit photo : Guyno Duverné

Ajouter à celle-là, ils réclament aussi de l’électricité en faveur de la ville plongée dans le « black-out » depuis plus d’un an ainsi que la démission du premier ministre Ariel Henry.

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Des manifestants pillent un magasin de Valério Canez à la Rue 13 B/ Crédit photo : Guyno Duverné

Comme à l’accoutumée, des scènes de pillage ont été enregistrées dans la Cité Christophienne.Selon les informations rapportées par le journaliste Guyno Duverné, des manifestants en colère ont pillé un magasin de « Valerio Canez » sis à la rue 13 B, emportant ainsi des appareils électroménagers.

Pour limiter les dégâts, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour chasser les pilleurs et reprendre le contrôle de la situation.

LE FACTEUR HAÏTI (LFH)