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Haïti-Économie : Les ouvriers de la Société Nationale des Parcs industriels (SONAPI) gazés par la police

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Hostiles face à la décision du gouvernement d’Ariel Henry de fixer à 685 gourdes le salaire minimum, les ouvriers de la sous-traitance regagnent les rues ce mercredi 23 février 2022 pour continuer d’exiger 1500 gourdes comme salaire journalier. Comme elle l’avait fait lors des 4 premières journées, la police nationale d’Haïti vient de disperser celle d’aujourd’hui à coups de gaz lacrymogènes, selon plusieurs syndicalistes contactés par la rédaction de l’Agence de presse en ligne LE FACTEUR HAÏTI.

LE FACTEUR HAÏTI, le 23 Février 2022._Plusieurs milliers d’ouviers et ouvrières de la SONAPI sont dans les rues une fois de plus ce mercredi pour cracher leur ras-le-bol face à la décision du Gouvernement haïtien d’ajuster le salaire minimum journalier à 685 gourdres.

Or, ces derniers, lors de leurs premières sorties qui ont été émaillées d’actes de violence orchestrés par la police, avaient exigé 1500 gourdres pour huit heures de temps de travail par jour.

Encore une fois, la police a récidivé ce mercredi, selon les confirmations de plusieurs responsables d’associations syndicales contactés par la rédaction de l’agence de presse en ligne LE FACTEUR HAÏTI.

Haïti-Économie : Les ouvriers de la Société Nationale des Parcs industriels (SONAPI) gazés par la police
Manifestation des ouvriers et ouvrières de la SONAPI/ Crédit photo : Azaine Mauryle

Mécontents, ces syndicalistes dénoncent la violence des droits des travailleurs de la part des agents de la police nationale d’Haïti, qui, à leur avis, militent pour satisfaire leur patron.

Cepensant, les protestataires n’entendent pas renoncer à leur mouvement de rues.De ce fait, ils disent entendre remobiliser pour la réussite de cette journée.

LE FACTEUR HAÏTI (LHF)