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Haïti-Énergie : La grève des employés de l’EDH levée, le black-out maintenu

Le vice-président de la Fédération du Syndicat de l’Électricité d’Haïti (EDH), Pierre Michel Félix avait annoncé le vendredi 12 Mai dernier, la levée de grève des employés du Péligre. Une décision qui ne fait toujours pas l’affaire des abonnés de l’institution qui consomment toujours le black-out 48 heures après l’annonce.

LE FACTEUR HAÏTI, le 14 Mai 2023._Les employés de l’EDH, notamment ceux et celles travaillant au niveau du Péligre, étaient récemment en grève afin de réclamer 6 mois d’arriérés de salaire.

Leur mot d’ordre de grève a perduré, en raison du fait que l’administration ne peut leur verser que deux mois de salaire. Une proposition que les grévistes avaient rejetée, se plaignent de la cherté du coup de la vie.

Cependant, après plusieurs semaines de négociations, ils ont fini par accepter d’empocher le montant relatif aux deux mois de salaire avancés par les dirigeants.

En récupérant cette tranche, ils s’entendent pour lever provisoire la grève qu’ils avaient entamée, en attendant le paiement des 4 autres mois restants.

Comme résultat immédiat, certains quartiers de la Capitale haïtienne et leurs environs avaient été alimentés en énergie électrique ne serait ce que pour une trentaine de minutes. Pour d’autres zones, les ampoules ont été allumées jusqu’au lendemain, soit le samedi 13 mai aux environs de midi.

Et depuis lors, le black-out reprend pour la plus belle à Port-au-Prince et dans les zones avoisinantes. Un constat patent qui ne laisse pas sans réactions certains abonnés qui, quelques jours après que la Capitale soit plongée dans le noir, avaient payés leurs bordereaux.

“Hier (samedi), on avait eu 5 minutes d’électricité durant lesquelles nous ne pouvions même pas allumer mon téléphone à bouton. Et qui pis est, le quartier dans lequel je vis à Gérald Bataille consomme le black-out depuis deux mois.Une situation qui pousse les résidents de la zone à avoir recours à d’autres moyens d’éclairage dans un contexte où le pays est plombé par le climat de l’insécurité qui inquiète tout le monde”, se plaint ce jeune professionnel.

Sa situation n’est pas différente à celles de habitants de Carrefour-Feuilles, de l’Avenue Christophe, de la Rue Capois jusqu’à Savanne Pistache où les gens entonnent le mème refrain depuis un mois.

LE FACTEUR HAÏTI (LFH)