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Haïti : La FJKL poursuit sa série de causeries sur la lutte contre la Corruption

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La Directrice Executive de la FJKL , Marie Yolène Gilles au milieu d'une participante et de l'intervenant à une séance de travail sur la corruption, Me Jean Simon Saint-Hubert | Crédit photo : Stanley Desvolières

Tenue ce vendredi 11 Août 2023, de la deuxième journée de causeries / débats organisés par la Fondasyon Je Klere (FJKL) sous le thème : « Quelle est la réalité de corruption dans le Département de l’Ouest ». Ces ateliers d’échanges ont été réalisés de concert avec le Haut-Commissariat des Nations Unies des Droits de l’Homme ainsi que le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix.

LE FACTEUR HAÏTI, le 11 Août 2023._Suite aux scandales de corruption éclatés au sein de certaines institutions publiques et privées, notamment à la SOGEBANK, la Caisse d’Assistance Sociale (CAS) ainsi qu’aux Centres de Réception et de Livraison de Documents d’Identité (CRLDI), la Fondasyon Je Klere (FJKL) a organisé les 4 et 11 Août 2023, deux journées de Causeries / débats.

Les deux séances d’échanges animées par Me Jean Simon Saint-Hubert ont été déroulées autour du thème : « Quelle est la réalité de corruption dans le Département de l’Ouest ».

L’atelier de ce vendredi s’est tenu en presénce de plusieurs personnalités telles que l’agent exécutif intérimaire de Port-au-Prince, Lucson Janvier, le Substitut du Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me Gérald Norgaisse, l’Avocat Me Samuel Madistin, M. Édouard Paultre.

Les participants (es) à la deuxième journée d’atelier sur la Corruption dans l’Ouest | Crédit photo : Stanley Desvolières

Des représentants de syndicats de transport, de l’Inspection Générale des Finances (IGF), de l’OPC, de la CAS et de l’immigration, entre autres, y ont aussi pris part.

De l’avis du Magistrat Gérald Norgaisse, la corruption est pour l’instant la règle en Haïti en raison de la mauvaise gestion et organisation de l’État.Les Représentants du Mouvement Unifiés des Transporteurs Haïtiens (MUTH) abondent la question dans le même sens. Selon eux, l’État engendre la corruption en Haïti car, il a failli à sa mission de poser les balises contre ce phénomène.

De son côté, l’envoyé de la Caisse d’Assistance Sociale (CAS) dit opter pour l’application de la loi par les instances compétentes afin de combattre ce fléau jusqu’à son éradication.

La Directrice Executive de la FJKL , Marie Yolène Gilles au milieu d’une participante et de l’intervenant, Me Jean Simon Saint-Hubert | Crédit photo : Stanley Desvolières

Pour cette Greffière au Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, la lutte contre la corruption doit être menée à la base, soit dans la famille, dans les écoles, les églises jusque dans la fonction publique.

Cette dernière dit aussi plaider pour la mise à l’écart des corrupteurs ainsi que les corrompus lors des élections et dans l’administration publique.

Répondant à l’invitation de la Fondasyon Je Klere, l’Agent Exécutif intérimaire de Port-au-Prince, Luckson Janvier persiste et signe que la corruption est un problème d’ordre sociétal.

Prise de parole d’un Response du Mouvement Unifié des Transporteurs d’Haïti (MUTH) | Crédit photo : Stanley Desvolières

Pour lui, la société haïtienne n’a pas de modèles que la génération future aura à suivre en raison de leur passage irréprochable dans les postes étatiques.

Pour Edouard Paultre, la société haïtienne est gangrainée par la corruption dans tous ses compatiments. Elle est le reflet de la mauvaise gouvernance des Dirigeants en poste, regrette t-il.

Pour la combattre, il appelle à la sensibilisation, la mobilisation ainsi qu’une prise de conscience collective citoyenne coiffée par la volonté manifeste de la classe politique du pays.

Me Jean Simon Saint-Hubert ouvre les débats | Crédit photo : Stanley Desvolières

Intervenant en dernier lieu, Me Samuel Madistin dit croire que la précarité en Haïti est l’une des causes profondes engendrant la corruption dans la société, notamment au niveau de l’appareil judiciaire. L’ancien parlementaire appelle à la réorganisation générale de l’État central afin de garantir la survie de demain des fonctionnaires de l’État après avoir quitté leur poste respectif.

LE FACTEUR HAÏTI (LFH)