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Haïti : Michel Martelly, le « bandit légal » qui s’est servi des gangs pour faire avancer son agenda politique

L’ONU a publié le mercredi 18 Octobre 2023, le rapport final du Groupe d’Experts sur Haïti autour des actes violations des droits humains en Haïti. Un document de 158 pages dans lequel figure le nom de l’ancien Président Michel Joseph Martelly et d’anciens autres élus. Selon les experts, lors de son mandat présidentiel (2011-2016), il s’est servi des gangs pour étendre son influence dans les quartiers pour faire avancer son agenda politique.

LE FACTEUR HAÏTI, le 19 Octobre 2023._Le rapport accablant du Groupe d’Experts de l’ONU sur Haïti confirme que Michel Joseph Martelly est un « bandit légal »

Selon le rapport onusien, Michel Joseph Martelly qui a été Président de 2011 à 2016, s’est servi des gangs pour étendre son pouvoir dans les quartiers. Il s’était illustré dans cette démarche criminelle afin de faire aller de l’avant son agenda politique.

Ainsi, selon le rapport de l’ONU, l’ancien Président a contribué à l’héritage d’insécurité d’aujourd’hui qui égorge le pays.

Haïti : Michel Martelly, le « bandit légal » qui s'est servi des gangs pour faire avancer son agenda politique

En plus, les experts disent détenir des informations selon lesquelles, Michel Martelly, lors de son mandat, a financé plusieurs gangs, tels que : Base 257, Village de Dieu Ti Bois et Grand-Ravine, entre autres, en leur fournissant des fonds ou des armes à feu.

L’ONU informe que Michel Joseph Martelly a créé la Base 257 qui a été financée et armée au fil du temps pour empêcher les manifestations contre le pouvoir à Pétion-Ville, notamment à partir de 2014.

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Selon l’ONU, le gang de Martelly (la Base 257) est régulièrement mêlée à des meurtres, des enlèvements, des vols et au trafic de drogue, peut-on en lire.

Haïti : Michel Martelly, le « bandit légal » qui s'est servi des gangs pour faire avancer son agenda politique

Président de son état, il est également passé par des intermédiaires, notamment des fondations ou des membres de sa garde rapprochée pour établir des relations et négociations avec d’autres gangs.

Ainsi, le Comité de sanctions de l’ONU qui a été créé par la résolution 2653, demande à ce que des mesures soient prises pour procéder à l’arrestation des personnes visées par les sanctions onusiennes.

LE FACTEUR HAÏTI (LFH)