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Haïti : Protestation hier mardi à la prison civile des Gonaïves suite au décès d’un détenu

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Une situation de panique a régné hier mardi 27 septembre 2022, à la prison civile des Gonaïves, Chef-lieu du département de l’Artibonite. La tension a monté d’un cran suite au décès d’un détenu dans sa cellule par manque de soins médicaux ou d’hydratation, selon le Commissaire du Gouvernement des Gonaïves, Me Vanel Amisial qui s’est confié à Dieulivens Jules.Ce a piqué la colère de ses camarades.

LE FACTEUR HAÏTI, le 27 Septembre 2022._Des décès à répétition sont enregistrés au cours des deux dernières semaines dans plusieurs prisons civiles haïtiennes.C’est le cas à Petit-Gôave, à Port-au-Prince ( Pénitencier National) et aux Gonaïves, entre autres.

En effet, au centre carcéral de la Cité de l’Indépendance, un détenu a été retrouvé mort hier mardi dans sa cellule. Il est décédé, faute de soins de santé et d’absence de l’eau dans son organisme.

C’est du moins ce qu’a confié, Me Vanel Amisial, Commissaire du Gouvernement des Gonaïves à Dieulivens Jules, correspondance de la radio Caraïbes.

Haïti : Protestation hier mardi à la prison civile des Gonaïves suite au décès d'un détenu

En conséquence à ce cas de décès, d’autres prisonniers avaient provoqué une situation de tension à l’intérieur de la prison dans le but de dénoncer la mort de leur camarade ainsi que les conditions inhumaines dans lesquelles ils croupissent.

« Privé d’eaux, de nourriture et de soins médicaux, certains avaient de rendu l’âme dans ce centre de détention.Ceux qui y sont toujours écroués, sont dépourvus de tous.Donc, la prison est au bord du gouffre !

Haïti : Protestation hier mardi à la prison civile des Gonaïves suite au décès d'un détenu

Pour calmer les nerfs de ces prisonniers, il a fallu l’intervention des autorités policières et judiciaires de la ville, a précisé le Chef du Parquet des Gonaïves.

Malgré les cris de détresse lancés par des organismes de défense des droits humains en faveur des personnes incarcérées, le gouvernement n’a toujours pas pipé mot, alors que la plus part des détenus du pays sont en situation de détention préventive prolongée.

LE FACTEUR HAÏTI (LFH)