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Haïti: Sit-in au Cap-Haïtien pour réclamer la libération des présumés violeurs

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Les activités sont au point mort à l’Université Chrétienne du Nord d’Haïti (UCNH) depuis mi-avril, après le viol d’une étudiante dans la nuit du 12 au 13 avril, dans sa chambre au sein même du dortoir de l’institution. Et depuis, les personnes arrêtées pour leur présumée implication ou complicité continuent de croupir en prison. En revanche, les proches des accusés ont organisé vendredi un sit-in pour réclamer leur remise en liberté, rapporte notre confrè Guyno Duverné.

LEFACTEUR HAÏTI, le 7 mai 2022.– Pendant que l’enquête se poursuit, peut-être, leurs proches, habitant les parages de l’université montent au créneau pour exiger leur libération. Ainsi, le vendredi 6 Mai 2022, ont-ils organisé un sit-in devant le campus dans la section communale Haut Limbé communément appelée « Seminè ».

Pancartes en main, mines boudeuses, les protestataires réclament d’abord justice pour l’UCNH ensuite, la libération des innocents, exigent-ils.

Ils demandent aux autorités judiciaires d’écarquiller les yeux détecter et arrêter les vrais coupables. Selon les protestataires, les auteurs de tous les forfaits qui sont perpétrés, soit sur les locaux, soit sur le personnel de l’UCNH sont des gens mal intentionnés mais très bien connus qui veulent ternir l’image de cette prestigieuse institution qu’ils considèrent comme un patrimoine pour la zone et pour tout le pays.

Haïti: Sit-in au Cap-Haïtien pour réclamer la libération des présumés violeurs
Sit-in organisé au Cap-Haïtien/ Crédit Photo : Guyno Duverné

Sur ces entrefaites, ils indexent un ancien comptable de l’Université qui est aussi pasteur à la Première Église Baptiste du Cap-Haïtien qui serait, selon eux, l’auteur intellectuel des différents actes malhonnêtes commis au sein du campus.

« Il orchestre tous ces tapages dans le but de saboter les efforts des dirigeants en place », accusent-ils

Ils en ont profité pour apporter leur solidarité à l’actuel Recteur Jean Dona Darius.

Notons que la paralysie totale des activités au campus affecte gravement la population notamment les petits commerçants. Sur ce, ils demandent aux autorités de permettre à l’université de reprendre ses activités le plus vite que possible.

LE FACTEUR HAÏTI (LFH)