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Rentrée des classes : Des syndicalistes expriment leurs préoccupations avant la date du 11 Septembre

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Anio Pierre et Léo Junior | © DESSOURCES Dieumaître

Les Respsonsables des structures syndicales baptisées Regroupement National des Travailleurs Haïtiens en Éducation (RENTRHED) et Regroupement des Directeurs d’Écoles Nationales d’Haïti (REDIENAH) ont exprimé, en marge d’une conférence de presse jeudi, leurs préoccupations par rapport à la situation socio-politique et sécuritaire du pays avant la rentrée des classes fixée au 11 Septembre 2023. Les Dirigeants de des associations dont Léo Junior et Anio Pierre appellent les autorités étatiques à mettre fin à la violence des gangs et demandent au ministère de l’Éducation Nationale d’assister les parents d’élèves ainsi que les enseignants fuyant la guerre des bandits à Carrefour-Feuilles.

LE FACTEUR HAÏTI, le 9 Septembre 2023._En dépit de la crise politique aggravée par la violence des gangs, le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle MENFP insite pour que la rentrée scolaire soit faite le 11 Septembre prochain. En prélude à cette date, des responsables de structures syndicales d’éducation dont RENTRHED et REDIENAH ne sont pas sur la même longueur d’onde que le Ministre Nesmy Manigat.

Pour preuve, lors de cette sortie médiatique le jeudi 7 Septembre 2023, Léo Junior et Anio Pierre se disent préoccupés en raison du fait que pas mal d’écoles publiques servent actuellement d’abris provisoires aux déplacés internes fuyant la violence des gangs à Carrefour-Feuilles. Ils ont aussi dénoncé la non disponibilité dans les sites de stockage de nourritures destinées au Programme National de Cantines Scolaires (PNCS).

Leo Junior | © DESSOURCES Dieumaître

En dépit de leurs préoccupations, ces syndicalistes disent opter pour la rentrée des classes à la date indiquée par les autorités mais ça ne devrait pas être le cas pour les Départements et communes affectés par la violence des gangs.

Aussi, Léo Junior presse les autorités à désengorger les écoles notamment les lycées servant de refuge aux familles chassées par des malfrats en quête de territoires.

De plus, il sollicite une assistance financière en faveur des parents, professeurs et élèves qui ont été contraints de quitter leurs maisons sous la menace des gangs.

Anio Pierre et Léo Junior | © DESSOURCES Dieumaître

Pour sa part, le Coodonateur Général de REDIENAH, Anio Pierre abonde la question dans le même sens. Il a jugé utile et important pour que la rentrée scolaire se fasse le 11 Septembre prochain malgré les turbulences que connait le pays.

Ce dernier dit croire que la première chose à faire c’est de venir en aide aux parents, enseignants et écoliers, entre autres.

LE FACTEUR HAÏTI (LFH)