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Trafic d’armes à Port-de-Paix : Des autorités judiciaires empochent 200 000 dollars US pour libérer 2 trafiquants, révèle le RNDDH

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Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a fait des révélations autour de la somme d’argent utilisée dans le dossier de trafic d’armes et de munitions à Port-de-Paix afin de monnayer plusieurs autorités judiciaires de cette juridiction pour éviter des embrouilles.Selon l’organisme des droits humains, 200 mille dollars américains ont été versés en échange de la libération des deux trafiquants, à savoir Jonas Georges et Jean Fritz Relus.

LE FACTEUR HAÏTI, le 25 juillet 2022._Jonas Georges, propriétaire du bateau « Miss Lili One » à bord duquel des armes et des munitions avaient été découvertes le 1er juillet dernier à Port-de-Paix, a été arrêté par la police. La personne qui était mandatée pour recevoir la cargaison, en la personne de Fritz Jean Relus avait connu le même sort.

En effet, le 5 juillet, le navire a été fouillé du fond en comble par les autorités policières et judiciaires en présence de son propriétaire, en l’occurrence de Jonas Georges.

Au moment de l’opération de fouille, ce dernier, selon le Réseau National de Défense des Droits Humains, a affirmé sous les nerfs, avoir versé une forte somme d’argent à la Directrice de la Douane de Port-de-Paix, Nadège Rebecca Étienne pour éviter l’éclatement de ce genre de scandale.

Vingt-quatre (24) heures plus tard, soit le 6 juillet, le Commissaire du Gouvernement près le tribunal de première instance de Port-de-Paix, Me Michelet Virgile a ordonné la libération des retenus Fritz Jean Relus et Jonas Georges, accusés de trafic d’armes illégales et association de malfaiteurs, entre autres, écrit le RNDDH.

Selon les informations que ledit réseau dit détenir, leur libération a été obtenue en échange d’une « transaction financière juteuse » évaluée à 200 mille dollars américains.Plusieurs autorités judiciaires de Port-de-Paix en ont été arrosés, dénonce l’organisme de droits humains.

Après avoir ordonné la relaxation des deux trafiquants, le Commissaire du Gouvernement de ce ressort, Me Michelet Virgile, a été a révoqué le 8 juillet puis arrêté, 4 jours plus tard, soit le 12 du même mois.

Quelques heures après , le Doyen du Tribunal de Première Instance de Port-de-Paix, Me, Yves Marie Périclès, sans avoir reçu une requête en ce sens, sans aucun procès-verbal de constat d’un Juge de Paix, avait vite fait rendre une ordonnance de libération en habeas corpus, en faveur du Commissaire , Me Michelet Virgile, fustige l’organisation de Défense des Droits Humains.

En fin de compte, le RNDDH rappelle que le Ministère de la justice et de la sécurité publique dont Me Bertho Dorcé, accusé de trafic de drogue, a été aussi éclaboussé par ce scandale suite à l’avis de recherche émis à l’encontre de Me Fritz Aubourg, Directeur Adjoint aux affaires juridiques au sein de l’institution.Ce dernier est accusé de forfaiture, concussion et association de malfaiteurs.

Ensuite, vient l’arrestation en date du 22 juillet 2022 de Me Robinson Pierre-Louis, Secrétaire Général du Barreau de Port-au-Prince dans le cadre du dossier de trafic d’armes à Port-de-Paix. Membre du Cabinet du ministre de la justice, il est lui aussi accusé de forfaiture, suspicion de corruption, trafic d’influence et association de malfaiteurs.

Me Robinson Pierre-Louis et Me Fritz Aubourg ont été dénoncés par l’ancien Commissaire du Gouvernement près du tribunal de première instance de Port-de-Paix, Me Michelet Virgile d’avoir mis tout leur poids dans la balance en vue d’obtenir la libération des deux trafiquants, peut-on en lire.

LE FACTEUR HAÏTI (LFH)